Rencontre Cour Constitutionnelle-plate-forme de l’opposition / Remise du mémorandum.
Conduite par le Président de la plateforme des partis politiques et groupement des partis politiques de l’opposition, le PG41, louis Gaston Mayila, le Président des Démocrates, Guy Nzouba Ndama, la présidente de l’UN, Paulette Missambo, une délégation des partis politiques émargeant à ce camp politique s’est rendue ce mercredi à la cour constitutionnelle. Auteur d’un mémorandum pour la transparence électorale, il a été question pour ces leaders de l’opposition de partager avec le Président de la Cour Constitutionnelle le fruit de leur réflexion sur la préparation, le déroulement et l’épilogue des élections dira louis Gaston Mayila avant de passer la parole à Mme paulette Missambo qui a égrainé le chapelet des griefs retenus quant à la réalité actuelle du processus électoral au Gabon, source selon elle de contestations permanentes.Elle a ainsi mis en relief les propositions pour des élections dites apaisées, crédibles et transparentes afin de sortir du cycle des contestations et retrouver, selon l’opposition, la confiance des citoyens.
parmi les nombreuses propositions l’on notera, entre autres, le transfert de toutes les compétences en matière électorale au Centre Gabonais des Élections (CGE),
l’implication de tous les partis politiques à toutes les phases du processus électoral, la nécessité d’exclure les magistrats en activité au poste de Président du CGE et de ses démembrements et le renouvellement des membres du CGE dont le mandat a échu depuis, la désignation des présidents du Centre Gabonais des Élections (CGE) et de ses démembrements en fonction de la représentativité des partis et tenant compte des partis réellement en lice, l’adoption du bulletin de vote unique au format A3, la transmission de la liste électorale à tous les partis politiques et sa publication sur le site Web du CGE, la nécessité de former les scrutateurs, l’adoption d’une réglementation sur le financement par l’Etat des campagnes électorales, la limitation de la durée desdites campagnes électorales ainsi que la limitation des dépenses de celles-ci, la révision de la loi sur les réunions publiques jugée liberticide, la facilitation de l’obtention de la carte d’identité nationale, l’abrogation du décret n° 000236/PR/MISDDL du 04 octobre 2018 et le retour aux dispositions du décret N°000398/PR/MISPD du 10 mai 2002 sur les modalités de convoyage, d’affichage et de consultation des procès-verbaux des opérations électorales et bien d’autres…. bref une démarche que les leaders de l’opposition ont estimé républicaine, commune à tous et non partisane, en vue d’éviter, d’effacer les incompétences partagées. Les leaders de l’opposition qui disent vouloir écrire et proposer une histoire qui finit bien, ont dit répondre ainsi à l’appel de la Cour Constitutionnelle, lancé par son Président lors de la dernière rentrée solennelle.
Madame le président, le Docteur marie Madeleine Mborantsuo, assisté des neufs autres juges constitutionnels a, après écoute, rappelé le caractère collégial du travail des juges qui ont pris le temps de lire par anticipation toutes ces propositions. Des suggestions des partis politiques qui résultent, dira Mme le président, d’un travail de citoyens, de hauts parlementaires. Mme le président de la Cour Constitutionnelle qui, tout en saluant cette initiative, la toute première des partis politiques, a rappelé à ces personnalités averties que l’initiative de la loi appartient Concomitamment au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale, non sans indiquer la volonté des juges, comme le leur confère la loi organique de l’institution dans le cadre de la consolidation de l’Etat de droit démocratique, de transformer ces propositions de l’opposition en suggestions, afin de les relayer aux instances compétentes. Elle a relevé la clarté de travail des partis politiques de l’opposition non sans indiquer que tout ce qui a été souligné ou recensé est fait en dehors du contentieux et de la proclamation dont a en charge la haute juridiction qu’elle dirige. L’élection est un tout et ne commence pas le jour de la campagne rappellera le Président de la cour constitutionnelle qui a remercié les leaders de l’opposition d’avoir disséqué le processus électoral avant de repréciser que les décisions de la Cour en matière électoral ne sont prises que sur la base des documents électoraux qui parviennent à l’institution. D’où la formulation à nouveau du vœu que les partis politiques restent rigoureux dans le choix de leurs représentants aux bureaux de vote et dans les autres instances impliquées dans l’organisation des élections.
Dans sa volonté globale d’accompagnement, le Président de la Cour Constitutionnelle a rappelé les initiatives antérieures de fin 2014 à 2015 lors desquelles, la Cour avait fait éditer 5 fascicules de traduction en termes simples du code électoral et organiser des séminaires à l’intention de toutes les composantes de la société.
Au terme de cette audience, à laquelle participaient des représentants des partis de l’opposition dont l’UN, les démocrates, le RPG, le CDJ et bien d’autres, les leaders des partis politiques ont vivement salué l’accueil qui leur a été réservé à la Cour constitutionnelle avec cette volonté de l’Institution de traduire en suggestions leurs propositions. Cette réunion a certainement donné le ton des nombreuses rencontres utiles à la préparation des élections générales de 2023.