AUDITION MINISTRES D'ETAT INTERIEUR ET RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.
C’est la salle de délibération Rose Francine Rogombe qui a été le théâtre de l’audition des membres du Gouvernement notamment les Ministres d’Etat en charge des relations avec les institutions et de l’intérieur, Denise Mekamne et Lambert Noel Matha.
Les deux personnalités conviées par la Haute Juridiction, sous la Houlette du Président de l’institution, le Dr Marie Madeleine Mborantsuo, en vue d’être entendues en plénière suite à la requête de Réagir, sollicitant la déclaration de caducité du CGE, le Centre Gabonais des élections.
Trois autres questions étaient à l’ordre du jour, la non délivrance jusqu’à ce jour de la carte nationale d’identité, la révision de la liste électorale et la situation juridique de l’ensemble des partis politiques.
Sur le premier point, la Cour par la voix des magistrats rapporteurs a mis en relief la contenu de la requête de Réagir qui rappelle que le Gouvernement avait saisi la Cour Constitutionnelle pour faire constater un cas de force majeur du fait des mesures barrières liées à la Covid 19, rendant difficile le renouvellement du bureau du CGE, au terme des 24 mois du mandat des membres du bureau mis en place en 2018. Les mesures ayant été levées depuis 5 mois, réagir suggère à la Cour de constater la caducité du bureau du CGE et de faire Interrompre le processus électoral. Réagir enjoignant au Gouvernement de mettre en place un nouveau bureau et annuler ainsi les partielles prévues le 1er septembre prochain. Sur ladite question le dossier est donc en instruction et la Cour tranchera.
Quant aux élections partielles, en plus d’autres arguments, le Ministre de l’intérieur a rappelé que ces élections avaient déjà été reportées. Réalité motivée par le caractère imprévisible des démissions des différents membres des partis politique ne permettant pas une quelconque budgétisation.
Au sujet de la carte d’identité le Président Marie madeleine Mborantsuo rappellera aux deux Membres du Gouvernement, le caractère impérieux de ce document, preuve de l’identité nationale du citoyen. Une question donc cruciale a-t-elle indiqué, à près de 10 mois des élections générales.
‘’Les gabonais crient à hue et à dia qu’ils n’arrivent pas à obtenir ce sésame’’ a tenu à marteler le Président de la Cour Constitutionnelle aux deux membres du Gouvernement notamment au Ministre de l’intérieur. Ce dernier a souligné que le dossier évoluait assez bien avec les nouveaux partenaires qui l’ont fait avancer à 80% contre un paiement n’équivalent seulement qu’à 20% des taches effectuées.
Au nombre des nouveaux partenaires, la DGDI, produisant déjà des passeports, l’aninf sans oublier le rôle de la Commission Nationale de protection des données à caractère personnel.
Pour l’accompagnement du projet, le cadre juridique, précisément la loi sur l’état civil a été promulguée et celle actant le numéro d’identification personnel est en bonne voie.
Actuellement, at-il révélé, le spécimen de la carte nationale d’identité est validé. Près de 500.000 cartes sont en stock et attendent d’être personnalisées. Cette nouvelle carte qui a nécessité les technologies nouvelles, bénéficiera des acquis d’IBOGA (fichier de 700.000 gabonais dont l’identité est certifiée) et pourra être produite dès décembre de cette année. Un délai qui a conduit le Président de la Cour Constitutionnelle a davantage attiré l’attention des membres du Gouvernement quant à la nécessité de le respecter.
Autre question abordée, la Révision de la liste électorale. Au sujet de cette dernière, le Président de la Haute Juridiction a saisi l’opportunité pour, à juste titre, dire que’’ la question électorale concernait au premier chef la Cour Constitutionnelle’’, la Cour Constitutionnelle sollicitant des éclairages précis sur cette opération de révision ‘’pour faire avancer les choses, avancer pour éviter de courir afin de ne pas être pris dans le feu de l’action’’.
Le Ministre de l’intérieur, prenant note, a toutefois indiqué que ces opérations concernent beaucoup plus les personnes qui ont atteint l’âge de la majorité, celles qui ne sont pas inscrites du tout et celles qui émargent au chapitre du changement de résidence.
Globalement et en substance, a dit le Ministre d’Etat en charge de l’intérieur en toute sérénité, la question de la révision s’aborde sans trop d’inquiétude. Tout Comme répondant à la Cour Constitutionnelle quant à la situation des partis politiques, il a dit que son département disposait d’une liste de partis politiques actualisée. Lambert Noel Matha promettant prendre des mesures conservatoires pour le suivi, conformément à la loi, des partis politiques en scission.
Le Président de la Cour Constitutionnelle qui a qualifié cette rencontre ’’de début du processus électoral’’ a annoncé, en levant la séance, la poursuite, à fréquence régulière, des échanges sur les questions en nette lien avec les élections générales à venir.