AUDITION MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR
Accompagner de ses collègues en charge des Relations avec les Institutions Constitutionnelles, du Budget et des Comptes publics, Denise Mekam'ne Edzidzie Ep Taty et Édith Ekiri Mounombi Ep Oyouomi, le ministre d'État, ministre de l'Intérieur, Lambert Noël Matha, était à nouveau auditionné, par la Cour Constitutionnelle. Le processus d'établissement des Cartes d'Identité Nationale (CNI), le renouvellement du bureau du Centre Gabonais des Elections (CGE) et la révision de la liste électorale étaient au centre de cette audition. Des préoccupations essentielles à huit mois du prochain scrutin présidentiel cadrent parfaitement avec la mission des Juges Constitutionnels consistant à "veiller à la régularité des élections". En droite ligne des engagements énoncés par Lambert-Noël Matha le 5 octobre dernier lors de sa précédente audition, le président de la Cour Constitutionnelle, le Dr Marie-Madeleine Mborantsuo, a relevé la nécessité, pour le gouvernement, d'agir promptement en tenant compte des délais constitutionnels d'organisation des élections au Gabon souhaitent que ce mois de janvier soit le mois de "l'effectivité et de la concrétisation et non plus celui des engagements et autres projections gouvernementales". En tout état de cause, le locataire de l'avenue Alfred Ndendé a indiqué que le processus de délivrance des CNI est en bonne voie. Selon lui, la Direction générale de la Documentation et de l'immigration (DGDI), à qui incombe désormais cette tâche, dispose de 500 000 spécimens restant à valider ou personnaliser. Avec ceci que, a-t-il poursuivi, la révision de la liste électorale ne devrait pas susciter de remous. Tant elle devrait concerner, au premier chef, les citoyens ayant atteint la majorité et ceux ayant changé de lieu de résidence. Le Président de la Haute Juridiction Constitutionnelle, le Dr Marie-Madeleine Mborantsuo a recommendé que les autorités des tutelles travaillent à ce que la DGDI, l'Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) et le système "Identité biométrique officielle du Gabon (Iboga)" évoluent en parfaite synergie afin de délivrer des CNI.