AUDITION MINISTRE DU BUDGET ET DES COMPTES PUBLICS

AUDITION MINISTRE DU BUDGET ET DES COMPTES PUBLICS; Credit:

Le ministre du Budget et des Comptes publics, Edith Ekiri Mounombi Ep Oyouomi, a été auditionnée par les Juges Constitutionnels. Une audition consécutive, entre autres, à la requête introduite auprès de la Haute Juridiction, le 27 décembre 2022, par la plateforme Copil Citoyen, tendant à l'annulation de la loi de finances (LDF) 2023. 

Au motif que celle-ci compenterait certaines dispositions contraires à la constitution. Notamment le fait que le budget aurait été adopté en déséquilibre par le parlement.

100,63 milliards de nos francs ont été affectés à l'organisation des échéances électorales à venir et 16 milliards consacrés au contentieux électoral qui en émanerait. Au regard de cette prétention, les Juges Constitutionnels, sous la houlette de leur président, le docteur Marie-Madeleine Mborantsuo, ont confronté la membre du gouvernement aux arguments du Copil Citoyen. Edith Ekiri Mounombi Ep Oyouomi, tout en déplorant l'inexactitude de certains chiffres avancés par la plateforme citoyenne, a clairement relevé que la LDF 2023 a, bel et bien, été adoptée en équilibre en ressources et en charge par l'Assemblée Nationale et le Sénat à 3 602,3 milliards de francs CFA. Et que la somme de 100,63 milliards, loin d'être "disproportionnée" comme l'estime la plateforme citoyenne, résulte de la prise en compte également de l'inflation actuelle. D'où, a-t-elle indiqué, les 4 milliards supplémentaires par rapport au coût global des précédentes opérations électorales évaluées à 95 milliards de nos francs.

De même, a-t-elle fait valoir, l'insuffisance de l'enveloppe globale affectée aux dépenses sociales tel que relevé par le Copil Citoyen est loin d'être avévée. Vu que, a-t-elle mentionnée, 547 milliards sont affectés, entre autres, à la lutte contre la vie chère, au financement de la gratuité du transport, etc.