Visite officielle du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU) Ban Ki-moon à la Cour constitutionnelle

Au lendemain de son allocution solennelle à la tribune du palais Léon Mba (siège de l'Assemblée nationale), le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU) Ban Ki-moon, qui se rendait pour
la première fois dans notre pays, a Visité la Cour constitutionnelle à son siège provisoire de la Sablière. Pour Marie Madeleine Mborantsuo, et l'ensemble des membres de la vénérable Institution, c'est un grand honneur et une fierté immense” de recevoir le secrétaire général des Nations-Unies qui, par ce geste hautement symbolique, a voulu saluer la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays en reconnaissant que “Le Gabon est un modèle de paix, de stabilité politique et de respect des Droits de l'Homme et des principes démocratiques et constitutionnels”.

L'affirmation trouve son fondement dans la gestion sans anicroches de la transition politique qu'a connue notre pays à la suite du décès, dans l'exercice de ses fonctions, le 8 juin 2009 à Barcelone en Espagne, du chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba.
Des lauriers ont été tressés aux membres de la Cour dont l'expertise et la sagesse ont fortement contribué à la “consolidation de l'Etat de droit au Gabon” a reconnu le secrétaire général de l'ONU.
Une litote. En ce que, si la Paix et l'Unité nationale passent pour être les fondamentaux de la stabilité politique dans notre pays, c'est parce que, Justement, en amont, la Haute juridiction est demeurée égale à elle même en imprimant sa rigueur, notamment dans l'interprétation de la loi fondamentale et des textes qui régissent le processus électoral dans notre pays.
C'est fort de son rôle, qui lui confère à tout le moins une attitude d'impartialité qu'est survenue - au-delà des récriminations habituelles - l'organisation, dans le calme, du scrutin présidentiel dont l'épilogue a été l'élection, le 30 août 2009, d'Al Bongo Ondimba à la têce de la Magistrature Suprême.

Le différend frontalier (qui oppose le Gabon à la Guinée-Équatoriale) n'a pas été éludé. En sa qualité de chef de la délégation du suivi dudit différend frontalier, Marie Madeleine Mborantsuo a fait part au secrétaire général de l'ONU en sa qualité de Médiateur dudit conflit territorial, de l'avancée des pourparlers autour de cette affaire remise au goût du jour par les autorités Équato-guinéennes actuelles.
L'histoire enseigne que c'est en 1974 que feu le président Omar Bongo Ondimba et son défunt homologue Macias Nguéma avaient signé une convention réglant toutes les questions relatives aux frontières maritime et terrestre. Mme Mborantsuo a saisi cette occasion pour transmettre au secrétaire général de l'ONU les remerciements des autorités gabonaises pour le rôle ô combien inestimable que n'a cessé
de jouer l'Organisation onusienne dans le règlement pacifique de ce différend qui oppose deux Nations soeurs.

C'est le vendredi 11 décembre 2009, en présence de Mme Marie Madeleine Mborantsuo (présidente de la commission nationale du différend) et du ministre des Affaires Étrangères, Paul Toungui, et sa collègue
de la Défense nationale, Angélique Ngoma, que le président de la République, chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba a reçu en audience Nicolas Michel, le conseiller spécial du secrétaire général des Nations
Unies, mandaté par M. Ban ki-moon, pour le représenter et lui rendre compte de l'évolution du dossier. Du moins s'agissant du Traité devant permettre au Gabon et à la GuinéeÉquatoriale de saisir la Cour internationale de justice de la Haye.

Le Gabon n'a jamais raté une occasion pour réaffirmer sa bonne foi. Celle dont il n'a cessé de faire preuve depuis le début des négociations sur ce conflit, de telle sorte que nos autorités ne voient aucun inconvénient à se présenter devant l'instance internationale de Justice, si tant est que, le Traité de 1900 entre l'Espagne et la France constitue toujours le point d'achoppement de l'avancée des négociations.
Pour mémoire, c'est depuis 1970 que le Gabon et la Guinée-Équatoriale se disputent la souveraineté sur Mbanié, Cocotiers et Congo. Trois îlots supposés riches en pétrole, situés dans le Golfe de Guinée. En mars 2006, Omar Bongo Ondimba et Obiang Nguema Mbasogo ont décidé, à l'issue d'une rencontre sous l'égide de Koffi Annan (alors secrétaire général de l'ONU) de procéder immédiatement à la négociation de la délimitation définitive de leurs frontières maritimes et terrestres et de résoudre la question de la souveraineté des trois îlots pour trouver une issue “avant la fin de l'année 2006”. Mais le rejet permanent et mutuel de la faute sur les blocages de ce processus entre les deux parties, n'a fait que retarder son aboutissement. Mais le Gabon reste confiant.
La visite fortement appréciée du secrétaire général de l'ONU à la Cour constitutionnelle, le Ter juillet 2011, a été perçue par nombre d'observateurs de la scène nationale, comme un “Témoignage franc et une réelle marque de considération de la plus Haute autorité politique et diplomatique mondiale” faite à notre instance juridictionnelle.